« IL EST GRAND TEMPS QUE LE CANADA IMITE LE
SYSTÈME DE TRAÇABILITÉ QUÉBÉCOIS »
-Guy André
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Louiseville, le 23 avril 2009- Le député de Berthier-Maskinongé, Guy André, a participé au comité permanent du commerce international où il était question des relations commerciales avec les États-Unis et plus particulièrement des questions agricoles. Le comité a reçu la représentante d'Agri Traçabilité Québec et les représentants de Les Abattoirs Levinoff-Colbex afin de présenter le système québécois de traçabilité, reconnu comme étant le meilleur en Amérique du Nord et accepté partout sur la planète pour son expertise.
Il faut dire que seul le Québec s'est doté d'un tel système en Amérique du Nord en 2001 afin de développer et mettre en ½uvre un système d'identification permanente et de traçabilité des produits agricoles au Québec. Fruit d'un partenariat entre le gouvernement et les producteurs agricoles, son conseil d'administration est composé de représentants de l'Union des producteurs agricoles, du MAPAQ et de La Financière agricole du Québec.
Le grand intérêt du comité permanent du commerce international est intimement lié aux exportations canadiennes de viande vers les États-Unis. En effet, les États-Unis ont voté une loi en 2002 qui prévoit l'étiquetage obligatoire (COOL, pour « country of origin labelling ») des produits du b½uf, de l'agneau, du porc et du poisson, les arachides et les produits agricoles périssables. Conformément au COOL, un animal doit être né, engraissé et abattu aux États-Unis pour être étiqueté « Produit des États-Unis », sinon il fera l'objet d'une identification mixte « Canada-Mexique-États-Unis », selon les pays concernés. En janvier dernier, l'administration américaine a assoupli sa réglementation, mais il demeure néanmoins de nombreuses inquiétudes quant aux impacts sur les producteurs québécois et canadiens.
À la suite de nombreuses crises en santé animale, les consommateurs s'interrogent désormais sur la qualité et la salubrité des aliments. Or, tout en favorisant une ouverture des marchés mondiaux, la traçabilité est donc un des outils qui permet d'offrir des produits qui se démarquent à l'échelle nationale, mais également au niveau international (ex. : respect de normes / standards internationaux en traçabilité). Tout en maintenant la confiance des consommateurs, un système de traçabilité efficace peut s'avérer un important outil pour minimiser les impacts sur la santé humaine et animale en cas de crise sanitaire. En connaissant la provenance d'un produit agricole, l'itinéraire qu'il a emprunté, sa localisation exacte et les contacts qu'il a eus avec d'autres produits, on est apte à assurer une réponse rapide en cas de problème et effectuer les rappels nécessaires à l'intérieur d'un délai raisonnable.
En somme, les avantages d'un système de traçabilité permettent de minimiser l'impact sur la santé humaine et animale en cas de crise sanitaire, d'assurer un meilleur contrôle des produits et de maintenir la confiance des consommateurs. De plus, ce contrôle et cette confiance favorise le maintien de l'ouverture des frontières avec nos voisins du sud. Certes, l'implantation d'un tel système occasionne des coûts, mais ils sont minimes lorsque l'on imagine les conséquences d'une crise sanitaire et la fermeture des frontières avec notre plus important client. « Il est grand temps que le Canada imite le système de traçabilité québécois. Les producteurs québécois ne peuvent prendre le risque d'être encore pénalisés parce que le reste du Canada ne veut pas prendre les mesures nécessaires pour protéger sa population et assurer ses relations commerciales avec les États-Unis. D'ailleurs, souvenons-nous qu'il n'y a jamais eu aucun cas de maladie de la vache folle au Québec. Tous les cas répertoriés sont situés dans l'Ouest canadien. Pourtant, les producteurs québécois furent également pénalisés par la fermeture des frontières américaines au b½uf canadien. Il est certain que je continuerai à défendre les éleveurs de la circonscription de Berthier-Maskinongé dans le secteur du b½uf, du porc et de la viande dans son ensemble, car nous avons un savoir-faire sécuritaire et il en va de la vigueur de nos communautés rurales », a conclu Guy André.
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Renseignements : Sylvain Paquin
Attaché politique
Circonscription de Berthier-Maskinongé
Téléphone : (819) 228-1210
